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“Nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants.”. Paroles des indiens américains.
Aujourd’hui, dans le monde industrialisé, la plupart d’entre nous ont la chance de disposer de beaucoup plus de choses que nos ancêtres n’en possédaient (plus de nourriture, d’objets, de confort, de temps libre), mais nos vies sont aussi devenues plus compliquées. Tandis que ces derniers vivaient en contact avec la nature, nous sommes très éloignées d’elle. Alors qu’ils se battaient avec les réalités quotidiennes pour parvenir à satisfaire leurs besoins élémentaires, nous sommes aux prises avec des concepts comme la « faiblesse du pouvoir d’achat » ou le « manque de confiance des ménages ». Pour eux, le bonheur était simple comme un bon repas ou un lit chaud ; pour nous, c’est devenu une notion vague liée à notre quête d’accumulation.
Notre société de consommation est fondée sur le mythe selon lequel une croissance économique continue est bonne pour tous. Où que nous regardions, on nous bombarde du message claironnant que le bonheur s’obtient grâce à la possession de biens matériels qu’on nous incite en permanence à acquérir. Cela génère en nous un insatiable appétit qui nous pousse à exploiter toujours plus les ressources naturelles et à polluer comme jamais auparavant, causant ainsi des dégâts irréparables sur notre environnement. Conséquence directe de notre activité, le réchauffement climatique est aujourd’hui une réalité palpable, et beaucoup d’experts prédisent une crise irréversible. Le bon sens nous dit que nous devons “faire quelque chose”, mais nous nous obstinons à ne rien changer à nos habitudes de consommateurs sans tenir compte des conséquences de nos actes.
Il est temps de commencer à inverser la tendance. Si nous voulons assurer une vie meilleure à la prochaine génération, nous devons reconnaître que nous faisons tous partie du délicat écosystème que nous appelons la Terre et que nous partageons tous la responsabilité de le préserver. Au lieu de courir après le mythe selon lequel toujours plus, c’est toujours mieux, nous devons redécouvrir la vraie valeur des choses, en apprenant à consommer moins et en cherchant d’autres voies pour trouver le bonheur que la société de consommation, nous le savons, ne nous apportera jamais. Dans le monde actuel, l’écologie est plus qu’une philosophie idéaliste pour les amoureux de la nature ; œuvrer ensemble pour réduire notre impact sur la planète est le meilleur choix pour aller vers un futur viable, et cela nous concerne tous.